Hier c'était mercredi. Le mercredi, l'Assemblé Nationale se réunit et
parle.
Ailleurs, d'autres
parlent aussi.
Un Premier ministre français:
"l'usage de la force ne se justifie pas dans les circonstances actuelles car il existe une alternative crédible et efficace à la guerre : désarmer l'Irak par les inspections."
Un chauffeur de taxi de Kerbala:
"Seuls ceux qui sont payés par Saddam combattront les américains - les membres du gouvernement, du parti Baath et des services secrets - et ça ne fait pas beaucoup de monde. Nous l'avons supporté depuis 1979 et nous n'en pouvons plus."
Le président de l'UMP (la droite unifiée de
Chirac France)
"Il y a une alternative à la guerre."
Zaid, un Irakien de 26 ans qui n'a pas voulu donner entièrement son nom par peur de représailles lorsqu'il rentrera :
"Si les américains tentent d'atteindre Bagdad, tout le peuple sortira dans la rue et se joindra à eux. Ce que nous ne voulons pas, c'est qu'ils stoppent à mi-chemin et que le gouvernement puisse nous tuer à nouveau."
Un député français de l'UDF (centristes) :
"(la France) devrait redire avec fermeté sa volonté de rester à l'écart d'une intervention militaire."
Un Irakien de 23 ans sans emploi de Basra:
"Nous voulons que les américains viennent et si ils viennent demain, cela ne sera pas trop tôt."
Le président des Communistes français :
"(nous plaidons pour) un non catégorique à la guerre."
Aqil, un tailleur de Najaf :
"Il y a des reportages à la télévision qui montrent que le peuple d'Irak supporte Saddam et qu'il ne veut pas la guerre. C'est tout simplement faux. Si vous ne sortez pas pour manifester, les agents du Renseignement viennent et vous demandent pourquoi vous n'y êtes pas allé."
Le président des Socialistes français :
Le veto, c'est d'abord dire "non" à la guerre préventive. C'est le moyen qui est donné à la France de ne pas donner une couverture légale à une intervention militaire illégitime. C'est ne pas fournir le drapeau de l'ONU à une cause qui n'est pas celle du monde, mais celle de l'administration Bush.
Ismail Khalil Ibrahim:
"Le peuple d'Irak veut la guerre dès demain. Demandez à n'importe quel Irakien, êtes vous prêt à prendre les armes et à combattre aux côtés des soldats américains, et il répondra, oui, nous marcherons devant les soldats américains jusqu'à Bagdad."
Le président des Communistes français insiste :
(les Communistes) demandent, s'il le faut, un veto français à toute démarche (qui justifierait) cette guerre injustifiable.»
Aqil aussi :
"Nous seront furieux contre l'Amérique s'ils ne viennent pas supprimer Saddam Hussein. Ils auraient pu le supprimer avant et tout le peuple Irakien était derrière les américains mais ils ne l'ont pas fait. Cette fois, nous prions pour qu'ils le fassent."
Peut être que
Wormsey devrait dire à Aqil de "se taire" lui aussi.
Bon, t'inquiète pas Wormsey, je m'en charge :
Aqil, pourriez vous avoir la décence de crever en silence et de cesser de gâcher cette splendide et si rare unité de l'ensemble de la classe politique française ?