« Un groupe de manifestants anti-guerre américains venus en Irak avec des boucliers humains japonais volontaires ont traversé la frontière aujourd'hui avec 14 heures de vidéo non censurées et filmées sans la présence de surveillant du gouvernement Irakien. Kenneth Joseph, un jeune pasteur américain de l'Eglise Assyrienne Orientale, a déclaré à l'UPI que le voyage l'avait "vigoureusement remis en phase avec la réalité." Certains des Irakiens qu'il a interviewés devant sa caméra lui ont "dit qu'ils se suicideraient si les bombardement américains ne commençaient pas. Ils étaient prêts à voir leurs maisons détruites pour être libérés de la tyrannie sanglante de Saddam. Ils m'ont convaincu que Saddam était un monstre du genre de ceux que le monde n'avait plus vu depuis Hitler et Staline. Ses fils et lui sont des terribles sadiques. J'ai été rendu malade par leurs récits de tortures et de tueries lentes, tels que ceux de personnes introduites dans de larges déchiqueteurs de produits plastique, les pieds en premier de manière à ce que leurs cris puissent être entendu pendant que leur corps est broyé des pieds à la tête." »
Laissez moi prendre une profonde respiration.
Ok.
Alors,
Kenneth Joseph jeune pasteur américain de l'Eglise Assyrienne Orientale, j'imagine que cela fait du bien le retour à la réalité.
J'espère simplement que vous vous souviendrez que pendant que vous étiez occupé à dénigrer et denier systématiquement la politique cohérente et raisonnée de votre gouvernement et - très probablement - à comparer M. Bush avec Hitler ou votre pays avec les pires dictatures de l'Histoire tout en braillant
"c'est pour le pétrole", ce qui vous a finalement conduit sur ce chemin de l'illumination qui s'est terminé par un contrôle du niveau de réalité à Bagdad, d'autres
étaient torturés lentement et introduits dans de larges déchiqueteurs de plastique, les pieds en avant.
On peut raisonnablement assumer que c'est le mouvement "
pour la paix" et l'Axe des Blaireaux orchestrant la discorde au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU qui a conduit le
"sadique" en question à s'imaginer qu'il pouvait se lancer dans un nouveau bras de fer avec le monde libre. Je peux raisonnablement assumer que vous, vos amis et mon gouvernement êtes complices du régime de Saddam Hussein, êtes responsables de l'avoir laissé en place comme commandant en chef des tortionnaires plus longtemps, et, en compromettant l'unité de la pression diplomatique internationale ayant pour but de l'amener à désarmer et renoncer au pouvoir
pacifiquement, êtes responsable de la nécessiter de le désarmer et de lui retirer les rênes
par la force. Oui, cela signifie
"la guerre" et oui, la guerre signifie
"plus de pertes humaines".
Il vous faudra vivre avec ça M.
"Remis en phase avec la Réalité".
Ok, envoyez le crétin
"remis en phase avec le bon sens" suivant s'il vous plaît.
Daniel Pepper:
« Je voulais me joindre aux boucliers humains à Bagdad car je pensais que c'était une action directe qui avait des chances d'amener le mouvement anti-guerre au premier plan de l'attention mondiale. »
Curieusement, je n'ai pas eu l'impression que le mouvement anti-guerre ait eu à faire face à une quelconque difficulté pour atteindre le premier plan de l'attention mondiale dernièrement. Mais c'est dans la mythologie de ces individus de se proclamer réprimés et muselés par de gros méchants états fascistes alors qu'ils constituent en fait la population la plus vociférante et anti-démocratique.
« Je suis un photographe juif américain de 23 ans vivant à Islington, au nord de Londres. J'ai voyagé au Moyen Orient avant cela : en tant qu'étudiant sur la rive ouest en Palestine pendant l'Intifada. Je suis également allé en Afghanistan comme photographe pour Newsweek. »
D'où le problème pour attirer l'attention du monde j'imagine...
« Tous dans le bus nous nous sentions des sympathies pour les civils irakiens, alors même que nous n'en connaissions aucun. »
Pas de problèmes. L'intelligentsia française est fameuse pour ses renommés
"penseurs" qui partageaient la même
"connaissance approfondie" des civils Russes, Vietnamiens, Chinois, Cubains, etc. tout au long du XXe siècles ainsi que de la
"sympathie" pour les régimes sanglants qui les ont écrasés. C'est d'ailleurs toujours vrai (plus que jamais) pour ceux qui sont toujours en activité et pour les petits
"nouveaux".
En conséquence, avec les Oh-si cultivés intellectuels français comme repères politiques et moraux, avec de
"prestigieux" exemples historiques tel que Jean-Paul Sartre déclarant en 1953
"la liberté de critique est totale en URSS", je dirai qu'il n'y a rien là qui dusse vous inquiéter n'est ce pas?
« Le groupe était moins intéressé dans la défense de leurs (les civils irakiens) droits que dans la contestation contre les gouvernement anglais et américains. »
Wow. La lucidité en marche.
Impressionnant.
« J'ai été choqué lorsque j'ai rencontré pour la première fois un irakien pro guerre à Bagdad - un chauffeur de taxi qui me ramenait à mon hôtel tard la nuit. J'ai expliqué que j'étais américain et dit, comme nous boucliers le faisions toujours, "Bush pas bien, guerre pas bien, Iraq bon". Il m'a regardé avec un air d'incrédulité. »
Quelque part, je me sens plutôt proche de ce chauffeur de taxi.
"Bush pas bien, guerre pas bien, Iraq bon", comme
"vous, boucliers" le faisiez toujours.
Je parie que la seule chose qui a épargnée à votre triste face de se faire défoncer par l'homme en question, c'est le poids de son incrédulité.
Et la peur du service de renseignement de son oppresseur, bien entendu.
A propos M.
"Nous, boucliers", pouvez vous imaginer de dire
"guerre pas bien, Allemagne bon" à un modeste commerçant juif de l'Allemagne de 1938 ?
Inutile de répondre, c'est de la rhétorique.
« Comme il se rendait compte que j'étais sérieux, il a ralenti et a commencé à m'entretenir en anglais hésitant des horreurs du régime de Saddam. (...) Cela m'a fichu une frousse de tous les diables. Au début, j'ai cru qu'il appartenait peut être à la police secrète et essayait de me piéger (...) »
Police secrète ? Essayer de vous piéger ? Mais non voyons mon bonhomme...
"Irak bon" vous en souvient-il ?
A moins que vous ne reconnaissiez implicitement avoir été
au courant de la nature criminelle du régime de Saddam, en avoir été conscient mais,
malgré cela avoir décidé de rejoindre les boucliers humains à Bagdad ?
Jusqu'où pouvez vous descendre exactement ?
« mais plus tard, j'ai eu l'impression qu'il voulait que je l'aide à s'échapper. Je me suis senti si mal. Je lui ai dit: "Ecoutez, je ne suis qu'un nase des Etats Unis, je ne suis pas avec l'ONU, je ne suis pas avec la CIA - je ne peux pas vous aider." »
"Je ne suis pas avec la CIA - je ne peux pas vous aider." Ca va être l'une de mes citations favorites.
Bref, une lucidité partielle est à l'oeuvre en l'occurrence : il est exact que vous ne soyez qu'un nase des Etats Unis, il est exact que la CIA
aurait pu aider cet homme - techniquement s'entend - mais en ce qui concerne l'ONU, vous avez tort car elle n'aurait pas aidé le pauvre gars,
quoi qu'il en soit.
N'oublions pas que les gens de l'ONU sur le terrain
livrent aux brutes de Saddam les irakiens qui tentent de monter à bord de leurs véhicules en criant
"sauvez moi" pendant que leurs patrons au siège travaillent sans répit au blocage de toute initiative, diplomatique ou non, visant à libérer le pays.
"ONU" et
"aide" est un mauvais exemple M.
"Nous boucliers". J'ai bien peur que votre lucidité ne nécessite encore du travail.
« Bien entendu, j'avais lu des reportages indiquant que les irakiens haïssaient Saddam, mais là, c'était du concret. »
Et ça c'est causer mec.
Vous reconnaissez, explicitement cette fois, que vous
étiez informé de la nature criminelle du régime de Saddam.
Et pourtant vous avez décidé de rejoindre les boucliers humains à Bagdad.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la France et l'ensemble des nations occupées par les Nazis ont eu des légions de volontaires SS. La seule chose qui me retient encore de vous comparer avec eux est que je me demande si je peux vous classer parmi les
"combattants" ou non.
En tout état de cause, vous auriez appartenu à la défense passive. Voila quelque chose à méditer je pense.
« (...) quelques jours plus tard, j'ai quitté Bagdad pour la Jordanie en taxi (...). Ayant passé la frontière, nous nous sommes senti suffisamment en sécurité pour demander à notre chauffeur ce qu'il pensait du régime et de la menace de bombardement. (...) "Vous n'écoutez pas Powell sur la Voix de l'Amérique ?" a-t-il dit. "Bien sur que les américains ne veulent pas bombarder les civils. Ils veulent bombarder le gouvernement et les palais de Saddam. Nous voulons que les américains bombardent Saddam."
Nous étions assis, écoutant bouche bée. Jack, l'un d'entre nous, n'arrêtait pas de répéter "Oh mon Dieu" alors que le chauffeur décrivait les horreurs du régime. Jack était si choqué de voir combien il avait été naïf. Nous l'étions tous. (...) »
Un arrêt rapide pour compatir avec le pauvre Jack. Quel choc vraiment.
Sombre crétin.
Ok, continuons sur la question Powell/Voix de l'Amérique/bombardement :
« Il (le chauffeur de taxi) semblait convaincu que les pertes civiles seraient légères; il avait une si grand foi dans la fait que la machine de guerre américaine tiendrait ses promesses. Certainement plus de foi qu'aucun d'entre nous n'en avions. »
Eh bien...
"Oh mon Dieu" comme dirait le pauvre Jack, il semble que le chauffeur de taxi irakien écoutant M. Powell sur la Voix de l'Amérique avait raison de mettre sa confiance dans la machine de guerre américaine, jusqu'à maintenant: la première opération
"Choc et stupeur" que les anciens camarades de Jack ont accueilli avec des cris faussement horrifiés tels que
"Guernica !" et
"Dresde !" car ils masquaient mal leur joie de recevoir un nouvel argument pour leur propagande, a fait trois morts la première nuit.
Entre 300 et 400 missiles en 90 minutes sur une seule ville. Trois morts.
Selon les chiffres Irakiens.
La prochaine fois, je suggère à Jack Ohmondieu d'écouter
d'abord la Voix de l'Amérique.
« Peut être que la chose la plus écrasante que nous ayons appris fut que la plupart des citoyens ordinaires irakiens pensaient que Saddam Hussein nous avait payé pour venir manifester en Irak. Bien que nous lui ayons expliqué que cela n'était absolument pas le cas, je ne crois pas qu'il nous ait cru. Plus tard il me demanda : "Non vraiment, combien Saddam vous a payé pour venir ?" »
Bien, bien, bien... Cela fait quoi d'être pris à son propre
"jeu de la conspiration" ?
J'apprécie le fait que parmi les horreurs du régime décrite par le chauffeur de taxi irakien, le plus écrasant pour vous soit de voir votre bienveillance mise en doute et suspectée de corruption. Quel choc vraiment.
Néanmoins, le plus pitoyable dans tout cela est que je crois, pour une fois, que vous êtes sincère.
Saddam ne vous a pas payé. Vous avez fait cela gratuitement et volontairement. Il vous faudra vivre avec ça.
« Ma compréhension à changé sur les plans intellectuels, émotionnels et psychologiques. (...) Vendredi soir dernier je suis allé photographier le rassemblement anti-guerre de Parliament Square. Des milliers de personnes criaient "Non à la guerre" mais sans penser aux implications pour les irakiens. Cela me navre vraiment. »
Content de lire que votre expérience vous aide à vous épanouir.
Ce qui
me navre vraiment c'est que vous et les gens comme vous, mettent en doute systématiquement les intentions et les affirmations de nations véritablement démocratiques et de leurs dirigeants tout en gobant avidement celles de dictatures déclarées sans jamais les remettre en question et, ce qui est pire, en masquant ou distordant délibérément les faits ou en étouffant les voix qui pourraient les contredire.
Y compris les voix des peuples mêmes qui souffrent de ces dictatures.
Ce qui
me navre vraiment c'est qu'il y a toujours un bon nombre de vos précédents camarades qui sont, ainsi que vous le dites, moins intéressés par la défense des droits des civils irakiens que par la contestation à l'encontre des gouvernements anglais et américains.
Ce qui
me navre vraiment, c'est que ces
"camarades" vont continuer à proclamer que la coalition
"attaque" un état arabe en faisant des
"centaines de milliers de morts" alors qu'elle est, en fait, en train de libérer un peuple arabe en faisant preuve d'une prudence sans précédents dans aucune armée de l'Histoire, pour éviter les pertes civiles.
Et ce qui
me navre vraiment c'est qu'en conséquence et comme toujours, ce sont les silencieux, les faibles, les opprimés, ceux qui se tiennent à côté des fosses communes, attendant le coup fatal, ceux qui meurent lentement, les pieds en avant dans les déchiqueteurs de plastique, hurlant dans d'inconcevables douleurs, ceux que l'on force à assister au viol de leur femme et à la torture de leurs enfants ou encore ceux que l'on condamne
"simplement" à une vie de misère et de privation de leurs droits les plus fondamentaux qui se trouvent sacrifiés pendant que le mouvement anti-guerre danse sur des airs de samba dans les rues, profitant d'une journée au grand air avec des costumes et des panneaux élaborés dans le confort d'un état démocratique qui leur garantie le droit de le critiquer sans réserve.
Cela étant, ma très estimée audience peut se demander, sans doute, quel est l'intérêt d'accabler ainsi Kenneth
"Remis en phase avec la Réalité" , Daniel
"Vraiment navré" et Jack
"Oh mon Dieu". Après tout, ces gars là ont appris quelque chose et ouvert les yeux, pas vrai ?
Exact. Mais il ne s'agit pas d'eux en fait. La liberté des irakiens approche maintenant, en dépit des efforts des
"anti-guerre" ; et l'épanouissement émotionnel de Daniel n'y changera pas grand chose.
Je suis bien plus concerné par le fait que lorsque
ceci sera terminé et que la coalition commencera à s'occuper des autres menaces déclarées, qu'elle soit amenée à recourir à la force
ou pas, je suis quasiment certain qu'un étudiant iranien ou un citoyen nord coréen n'ayant rien d'autre que de l'herbe pour pitance va s'entendre dire, avec un air incrédule,
"Bush pas bien, guerre pas bien" juste avant que ne sorte le
"Je ne suis pas avec la CIA - je ne peux pas vous aider."Et
ça, ça me navre vraiment.