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| Let's just pretend we didn't see this comingOld people are old, that's painful enough. Why do they have to get sick on top of that? As if looking at your ageing self being unable to do all these things you once did wasn't bad enough. The other day, this old and sick man whom everyone knew in my hometown died in a... car accident. How ironic is that?
Accidends and illnesses are hard enough to go through, and given the fact that a random human being has to go through one of these at least once though their life, they should be left out of the oldies' way, so that they could at least enjoy their last few years at peace. Heal the bruises of the accidents and the souvenirs of those who've passed away so young that they have taken a piece of the survivors away. A piece you can never replace.
When all that's left are weak and wrinkled pieces of a puzzle that's never gonna be one big piece again, at least these little pieces should be healty ones. The shadow od the wrinled ones is a warm place you don't wanna have to give away.
But if all that happens anyway, the youngsters themselves have to learn what it feels to become a little sicker. Or mad. Or indifferent?
And so the madness goes...
"and I close my eyes, turn my face to the sky, I won't smile for your hidden camera show..." | | |
| Inside blondie's brainOff the top of my head, among the things I'm really concerned about and the questions I really need to find an answer to within the next 24 hours:
Will Sylar take over each special person's ability and explode New York? How much longer must the 31 bottles of beer in my refregirator prevent me from buying and storing actual groceries? How did such an amount of beer ever get to my fridge anyway? Which swimsuit color would better fit Spanish holidays?
Oh yeah and there's this tax paper due asap, and this 2-page translation work I've been putting away for 3 weeks, but seriously, give me a break cause there's just too much on my mind right now. | | |
| Leçon de vocabulaireMon coup de coeur de la semaine : le top 3 des phrases choc qui devraient figurer au même rang que les proverbes au milieu du dictionnaire, entre les noms communs et les noms propres. Comme j'aimais bien les explications de texte en cours de français, je fais du même coup ma BA de la semaine. Allez, ne me remerciez pas, c'est cadeau...petite compilation "best of" de 24 années d'expérience à votre service !
"Attends, je suis honnête, je te le raconte..." : La phrase choc par excellence, qu'on a tous entendue au moins une fois dans sa vie. Chargée d'ironie, cette phrase peut faire rire si on la prend au 2e degré : en effet, au moment où vous décidez de "raconter" la fameuse chose dont vous n'êtes pas fier et que vous avez "l'honnêteté" de ne pas cacher, c'est que vous êtes au pied du mur, que votre interlocuteur/trice est sur le point de découvrir le fameux truc à raconter, et surtout, surtout, celà fait bien déjà 2 mois que vous devriez lui avoir tout dit. L'honnêteté, 2 mois après... oui, bon, on doit pas tous avoir la même définition ! De plus, ce n'est pas à vous de juger de votre propre honnêteté. Glissez plutôt un "j'aurai du te dire ça plus tôt", qui certes sera loin de vous tirer d'affaire, mais ce sera toujours moins pire que d'oser parler d'honnêteté.
"Non mais tu comprends, ça m'est tombé dessus..." : Phrase souvent prononcée avec des yeux de cocker dans un contexte où vous avez tort et beaucoup à vous faire pardonner. La grosse maladresse, c'est que dans certaines situations, le pardon est encore possible. Hélas ! Le son de ces mots enchaînés les uns aux autres a pour effet d'âbimer les oreilles de la personne en face, qui est bien prête à tout sauf à "comprendre" comment vous avez pu en arriver là. "Ca m'est tombé dessus" : oh my god, vous avez fait une connerie mais c'est à l'insu de votre plein gré ! Ce segment de phrase revient à renvoyer la balle à votre interlocutrice en impliquant que c'est elle qui abuse en vous en demandant trop. Que cela soit vrai ou non n'est pas la question : vous êtes dans la merde et il faut trouver un moyen d'en sortir, même si le prix à payer doit être de reconaître 100% de la faute quand vous estimez n'en être responsable qu'à 70%. Car ainsi accusée, elle ne risque pas d'être très compréhensive. Optez plutôt pour un truc du genre "je sais pas ce qui m'est passé par la tête", où vous reconnaissez que vous avez déconné. Même si ça vous fait mal, il est utile de savoir ménager le camp adverse, parfois. Evitez d'en faire trop avec des choses du style : "je suis trop con, je mérite pas d'être avec toi", car la fausse modestie est malvenue dans ce genre de situation, et entre nous, ça fait vraiment boulet de dire ça.
"Mais t'es quelqu'un de super..." : Ok, pas la peine de le dire, on le sait déjà. Quand vous en êtes à dire ça, c'est un peu comme lorsque, à l'épreuve d'Histoire au bac, vous paraphrasez l'appel du 18 juin au lieu d'expliquer réellement ce qu'impliquaient les paroles de De Gaulle. Du bla bla inutile. On est pressé d'en venir aux faits et frustré que ça n'arrive pas. Incompétence, quand tu nous tiens... Là, c'est le moment d'être vraiment honnête. De dire les choses, même si vous savez que ça va blesser. C'est votre dernière chance de ne pas passer totalement pour un sale con.
En résumé : "J'ai un truc à t'avouer, j'aurai du te le dire depuis longtemps. Je sais pas ce qui m'est passé par la tête mais [DATE] à [LIEU] avec [COMPLICES ÉVENTUELS DU DÉLIT] j'ai [ÉNONCIATION DES FAITS]. Je m'en veux, je te demande pardon et je [A VOUS DE TROUVER].
NB : Ca marche aussi avec les amis, la famille, les collègues... Et ça s'appelle l'humilité. Définition à la page des H :) | | |
| A 5-year nightmareWell... where do we start? Is there any chance of waking up tomorrow to find out this was just a bad nightmare?
I'm scared. Really scared. But wait a minute, you won't get away that easily. I feel a sense of citizenship growing among many people who won't just sit down and let 5 years go by.
It's weird how fear makes you wanna do so much more. | | |
| Leaving BellevilleI was happy and relieved to move to the new appartment, yet I was moved when I returned the keys of my Belleville appartment on thursday. Yes, there's been a major water damage, and a burglary that has left traces, even though the insurance company has been good enough to help me cover the damage. And the street I lived in was creepy. Yet, I loved this area. I felt home walking down the boulevard de Belleville to catch the metro, waiting in line for 20 minutes at the post office is the most crowded I've ever seen, or just going to the Chinese stores to buy stuff I didn't even need.
I have lived there for almost 2 years. I've been there through 2 jobs, 2 boyfriends, a few new and priceless friends, and a number of apéritifs I can't recall.
Now, I'm all settled in the new place. New job starts on wednesday. And brand new glasses have already proved very usefull at apéritif time.
If my people are smart enough to prevent the ugly little guy from getting on top of the country next week, this could be promising year, after all. | | |
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